Jeudi 21 mars 2019 - Théâtre d'Orléans 20h30

LA GUERRE DES SALAMANDRES

de Karel CAPEK - mise en scène de Robin RENUCCI

Spectacle des Tréteaux de France

 

durée : 1h30 -

tout public à partir de 11 ans

avec Judith d'Aleazzo, Gilbert Epron, Sollen Goix, Julien Léonelli, Sylvain Méallet, Julien Renon, Chani Sabaty

La guerre des salamandres - crédit jean-bernard scotto
La guerre des salamandres - crédit jean-bernard scotto

            Entre roman d'aventure et perspectives utopiques mais scientifiques, le tchèque Carel Capek (1890 - 1938) a écrit un conte philosophique attrayant et inoubliable qui paraît en 1936, inspiré des visées du nazisme sur l'Europe centrale.

 

              Sur une ile isolée du Pacifique, un capitaine haut en couleurs et son équipage découvrent une famille d'amphibiens jusque là méconnue : d'étranges salamandres à la taille et aux qualités presque humaines. Elles se révèlent extrêmement douées et deviennent d'habiles pêcheurs de perles que leurs découvreurs ne tardent pas à exploiter.

               Mais les salamandres valent bien plus que ça. Elles apprennent la langue humaine et la communication avec elles devient possible, de même que leur exploitation se renforce pour faire d'elles des ouvriers esclaves dans une économie mondialisée...

 

                Entre récit et représentation, théâtre d'objets, marionnettes et théâtre forain, Robin Renucci nous immerge dans une aire de jeu, une scénographie pleine de vie, de joie et d'aventure, répondant au foisonnement du roman. Karel Capek nous adresse avant l'heure un message écologique, une charge féroce contre la folie humaine d'un développement sans limites où l'homme est prêt à sacrifier son environnement pour son profit et sa mégalomanie.

 

"Grand récit de politique fiction, d'histoire fiction, de science fiction, d'économie fiction, de zoologie fiction... ? Un peu tout cela à la fois. Et peut-être au bout du compte pas tant de fiction que ça tant cela nous parle de notre monde d'aujourd'hui et de ses pires dérives. On est d'une certaine façon dans la veine de "1984", mais avec une fantaisie et un humour qu'on ne trouve guère chez Orwell." (Marc Ossorguine - La Cause Littéraire, 2012)